La Direction générale des services spéciaux (DGSS) a réalisé une importante saisie de drogue d’une valeur de 40 millions de franc CFA, lundi dernier à Libreville.
Selon une source proche du dossier, les présumés trafiquants après avoir
reconnu les faits, ont indiqués l’origine des substances saisies et leur utilisation
sur le marché noir.
« Il y a des médicaments pour ceux qui sont faibles sexuellement, les tramadols
c’est un anti-inflammatoire, et il y a également des comprimés pour les femmes
qui ne veulent pas avoir d’enfants », a indiqué l’un des présumés trafiquants.
Ainsi, selon les indélicats, le point focal se trouverait au Cameroun pays voisin.
« Ces produits viennent du Cameroun et passent par la route. C’est un
Camerounais du nom de Landry qui les envoie ici, par l’intermédiaire de son
frère, chez qui je récupère la marchandise », a confié l’un des trafiquants.
Voulant se défaire des accusations portées à son encontre, l’un des présumés
trafiquant a indiqué avoir refusé d’être mêlé à cette affaire.
« J’ai refusé, ce n’est pas ce que j’avais demandé. J’ai précisé qu’il y a trop de
problèmes actuellement avec le tramadol. Je vois ce qui se passe à la télé », a-t-
il expliqué.
Cette déclaration souligne la diversification des substances illicites, qui ne se
limitent plus seulement aux drogues dures, mais incluent également des
médicaments détournés de leur usage médical initial.
Il serait plus judicieux que les autorités renforcent les contrôles routiers et
douaniers afin de freiner l’entrée massive de ces substances qui alimentent les
réseaux criminels et détruisent des vies.
Sandrine Eyeng Obame
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