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Brice Clotaire Oligui Nguema et la logique des choix

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Dans un entretien accordé, il y a quelques jours, à France 24 et RFI, Brice Clotaire Oligui Nguema a dit être le candidat du peuple gabonais et non celui d’un groupe ou d’un clan. La précision du président de la Transition, qui justifie la raison pour laquelle il a décidé de rechercher la légitimité dans les urnes en indépendant, l’oblige à se positionner face aux pressions venant de certaines classes, qui voudraient en faire le candidat d’une certaine élite ou de telle ou telle coin du Gabon

La réponse que Brice Clotaire Oligui Nguema a donnée aux journalistes français Marc Perelman et Christophe Boisbouvier, concernant l’origine de ses soutiens, a été : « Je n’ai pas de parti politique, je n’ai pas d’association parce que je ne veux pas être tenu par un parti politique ou une quelconque association ». La ligne de la liberté de ton et d’action ainsi exprimé met Oligui en devoir de dicter le jeu et de devoir traduire en actes les attentes du peuple qui l’aura coopté à la magistrature suprême.

Cette posture prouve que la pression populaire sur le candidat est encore plus forte que les inquiétudes des lobbies, traduites par les hommes des médias français. Ce, d’autant plus que les erreurs de casting dénoncées par certains, erreurs qu’il reconnaît d’ailleurs, fondent le président de la Transition à devoir se mettre véritablement et résolument à l’école de la politique, sur un terrain où naviguent déjà des professionnel du jeu, spécialistes du chaud et du froid. Un terrain sur lequel on voit de nombreux loups sortir du bois, ces derniers, tous avides de bonne chair, loin des intérêts du troupeau, mais prêchant pour leurs propres chapelles.

Or, l’élection présidentielle à venir, ne sera qu’une étape sur la longue route qui attend le nouveau chef de l’Etat. Il lui faudra ensuite engager l’entreprise de réorganiser de la société gabonaise, dans la vision de l’inclusion, redessiner les voies d’une économie forte et sortir le pays du diktat du tout politique, sachant, comme l’a dit quelqu’un, qu’ « on ne mange pas la politique ». Il est évident que c’est pourtant le terrain de chasse de plus d’un, incapables de repenser le Gabon, mais plus avides des postes.

Une candidature portée par le peuple ? Il faudra aussi apprendre à comprendre ce peuple et à souvent le consulter à l’avenir.

Fidel Biteghe

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